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Visite de Paris : 12 curiosités historiques inconnues des parisiens

Visite de Paris : 12 curiosités historiques inconnues des parisiens

La ville de Paris regorge de petits détails hérités d’une histoire de France parfois bien mouvementée. Que voir à Paris? Voici l’exemple de 12 curiosités historiques visibles dans les rues de la Capitale.

 

1. La tombe de La Fayette

Cimetière de Picpus (12ème)

Le tombeau de La Fayette, personnage clef de la révolution française et héros de l’indépendance américaine se trouve auprès de sa compagne et de la famille de celle-ci au cimetière de Picpus. Ce cimetière servit en effet de fosse commune pendant la révolution, et la grand-mère, la mère et la sœur de Madame de La Fayette, qui ne purent échapper à la terreur révolutionnaire de 1794, y furent enterrées.

C’est le marquis de la Fayette, en suggérant de rajouter le blanc (symbole de la royauté) sur la cocarde bleue et rouge des révolutionnaires, qui serait à l’origine du drapeau français actuel.

Ironie de l’histoire, c’est le drapeau américain qui flotte sur sa tombe depuis 1834 sans discontinuer (même pendant l’occupation allemande) jusqu’à aujourd’hui.

 

 

2. Ancienne Ambassade du Texas.

1 Place Vendôme (1er)

Initialement état mexicain peuplé majoritairement de colons anglo-saxons, ceux ci se rebellèrent et obtinrent leur indépendance après avoir défait les troupes du général mexicain Santa Anna en 1836.

Le Texas fut alors un état indépendant de 1836 à 1845, et la France fut la première nation à reconnaître officiellement l’indépendance texane.

 

 

3. Vestiges Révolutionnaires à Saint Sulpice : Censure et Inscription

Eglise Saint Sulpice (6ème)

« Le peuple français reconnoit l’être suprême et l’immortalité de l’âme »
Censure révolutionnaire

 

Le piédestal du Gnomon de l’église Saint Sulpice présente un curieux vestige de la censure révolutionnaire : les inscriptions remerciant le Roi et ses ministres ont tout bonnement été effacées.

Et ce n’est pas l’unique vestige révolutionnaire de cette église, qui fut alors transformée en Temple de la Raison. On y distingue (à peine) une inscription au dessus de l’une de ses portes : « Le peuple français reconnoit l’être suprême et l’immortalité de l’âme ». Rappelons que Robespierre qui souhaitait substituer la religion chrétienne au « culte de l’être suprême ».

 

4. La plaque Louis XVI sur la place de la Concorde

Place de la Concorde (8ème)

Place Louis XV puis Place de la Révolution, la place de la concorde de voit décerner le nom de place Louis XVI entre 1826 et 1828.

Et si vous vous rendez au coin de la place de la concorde et de la rue Boissy d’Anglas, vous y trouverez une plaque indiquant « Place Louis XVI ».

 

 

5. Affiche de mobilisation générale de 1914

1 rue Royale (8ème)

Il est possible de voir au 1 de la rue Royale une affiche de la mobilisation générale de 1914. Oubliée tout au long de la guerre, la ville de Paris décida en 1919 de la garder à cet emplacement. Devenue cependant illisible, elle fut remplacée par une copie identique dans les années 1970.

C’est également dans ce bâtiment que la France reconnu, le 6 février 1778 et en présence de Benjamin Franklin, l’indépendance américaine.

 

6. La dernière condamnation à mort en France pour homosexualité.

67 rue de Montorgueil (2ème)

Bruno Lenoir (Charcutier, 40 ans), et Jean Diot (Cordonnier, 23 ans) furent les dernières personnes condamnées à mort, en France, en 1750, pour « fait d’homosexualité ».
Ils avaient été « surpris » rue de Montorgueil par un sergent du guet. D’origine modeste, les deux accusés manquaient cruellement de moyens pour se défendre.
Ils furent étranglés puis brûlés place de la grève (actuelle place de l’hôtel de ville), à Paris, le 6 juillet 1750.

 

7. Le plus vieux graffiti de Paris

11 Place des Vosges (4ème)

Situé sur un pilier au niveau du 11 Place des Vosges, on peux y lire « 1764 Nicola », et daterait vraisemblablement de l’année 1764 !

 

8. Un vestige de la colonisation : L’enseigne « Au Planteur ».

12 rue des Petits-Carreaux (2ème)

Cette enseigne en céramique, datant de 1890, présente un homme africain servant du café à un homme de type européen, habillé en style colonial. Le magasin d’origine, aujourd’hui disparu, y vendait des cafés rapportés des colonies. Elle est inscrite au registre des monuments historiques de Paris depuis le 12 mai 1984.

 

9. Le bunker de la Gare de l’est

Aménagé en 1939, il fut cependant occupé par allemands lors de l’occupation de Paris. On y lit d’ailleurs toujours un « Notausgang » (Sortie de Secours). Tombé en oubli après la seconde guerre mondiale, il ne se visite aujourd’hui que lors des journées du patrimoine.

 

10. La plus vieille horloge de Paris.

1 Boulevard du Palais (Paris 1er)

Cette horloge est située sur la Tour nord-est du Palais de la Cité depuis 1370 ! Maintes fois dégradée, et notamment lors de Révolution du fait des nombreuses références royales qui la composaient, elle fut restaurée en 1849 sur des plans datant de 1686.

 

11. La plus vieille maison de Paris

51 rue de Montmorency (Paris 3ème)

Cette maison, terminée en 1407 fut la propriété de Nicolas Flamel, un célèbre alchimiste et bourgeois parisien du XIVème siècle.

 

12. Le plus vieil arbre de Paris.

Square Réné Viviani (5ème)

Situé à l’intérieur du Square Viviane, cet arbre, un Robinier venu d’Amérique du Nord et planté en 1601, est le plus vieil arbre de Paris.

 

 

Pour les passionnées de l’histoire de la capitale, voici une série d’articles à thèmes concernant la visite de Paris:

7 visites à thèmes de la capitale: Sites du Paris Disparu, Glauque, Peste Noire, Occupation, Politique, Coquin…

 

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