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Visite Historique de Madrid : 10 sites de l’inquisition espagnole

Visite Historique de Madrid : 10 sites de l’inquisition espagnole

L’inquisition espagnole s’est faite mondialement connaître pour son intolérance et sa cruauté. Condamnant à la fois les non catholiques (juifs ou musulmans faussement convertis, protestant, membres d’églises chrétiennes jugées hérétiques), et les personnes jugées déviantes (blasphémateurs, fornicateurs, homosexuels), cette institution ultra catholique imposa sa loi entre 1478 et 1834.

Certains historiens espagnols tentent aujourd’hui de minimiser la portée néfaste de l’inquisition, soutenant que seul 1% des personnes arrêtées et interrogées étaient ensuite exécutées, et que nombre des exécutions étaient en fait similaire au reste de l’Europe. Cette « légende noire » de l’inquisition espagnole aurait été colportée par les nations protestantes, dans le but de nuire au principal bastion catholique de l’époque: l’Espagne.

Nous avons sélectionné pour vous 10 sites emblématiques de Madrid liés à l’inquisition espagnole.

 

1. Couvent de Nuestra Señora de Atocha

Détruit. Aujourd’hui Notre Dame d’Atocha

Ce couvent fut fondé en 1523 par Fray Garcia de Loaysa….qui deviendra postérieurement inquisiteur général. Le couvent accueillit le conseil de l’inquisition jusqu’en 1780.

Démoli en 1890, vous y trouverez aujourd’hui la basilique de Notre Dame d’Atocha

 

 

2. Conseil du Saint Office

14 rue Torija

Le conseil de l’inquisition quitta le convent d’Atocha en 1780 pour s’installer dans un bâtiment dans la rue Torija, dont le propirétaire, le marquis de Siete Iglesias aura d’ailleurs également à répondre sous la torture des accusations de l’inquisition.

 

 

 

3. Les cachots de l’inquisition – Monastère de Santo Domingo

Aujourd’hui hôtel Mercure

Après leur condamnation par le conseil de l’inquisition, les condamnés étaient transportés dans les cachots du monastère de Santo Domingo, ou ils attendraient l’exécution de leur peine….

Détruit en 1869, l’hôtel du 13 Plaza Santo Domingo à reconverti ce cachot en….un bar rempli de charme !

 

4. La prison de la Corona

Intersection entre Rue de la Cabeza et Rue Lavapies

 

Cette sinistre prison servait de lieu de torture aux condamnés avant les autodafés. Les cachots ont depuis été reconverti en …. centre municipal pour personnes âgées !

 

 

5. Plaza Mayor

L’histoire de la somptueuse Plaza Mayor de Madrid est étroitement liée à l’histoire de l’inquisition espagnole. Et pour cause, c’est dans cette place emblématique du centre de Madrid que les suppliés recevaient les derniers sacrements…Les condamnées avaient ensuite droit au lacet étrangleur ou au bûché…

 

6. Les bûchés de Claudio Coello

Situé entre les rues Coello et Aranda, non loin de l’actuelle porte d’Alcala, c’est sur le buché de Claudio Coello que finissaient les condamnés pour sorcellerie, hérésie ou autres conduites non appropriées par la morale catholique de l’époque…

Ce bûché sera en service jusqu’en 1743.

 

7. Bûché de San Bernardo

Probablement signe d’un changement des mœurs, les bûchées sont transférés en 1743 vers l’extérieur de la ville : le rond point Saint Bernardo (aujourd’hui quartier chic de Salamanca). On raconte que quand la zone fut urbanisée, les ouvriers découvrirent de grasses couches de béton noires issues des corps qui y avaient été brûlés…

 

 

8. Rue la Ventosa

Cette rue tient son nom d’une guérisseuse, Juana Picazo, plus connue sous le nom de la Ventosa. Cependant, certains clients se sont plaints auprès de Saint-Office que ses procédés ne fonctionnait pas.

Accusée de sorcellerie, l’inquisition lui inflige un châtiment bien particulier : elle lui recouvre le corps d’une substance collante et l’asperge de plumes. Placée sur le dos d’un âne, elle parcourut alors Madrid sous les hués des passants.

 

9. Place de la Cruz Verde

Cette place fut également utilisée comme site d’exécution jusqu’en 1680. On y trouvait d’ailleurs, à l’emplacement de la fontaine actuelle de Diana la Cazadora, une grande croix verte…d’ou le nom de la place.

 

10. La Calle del Cenicero (Rue du cendrier)

Si cette rue porte son nom, c’est que ses habitants venaient ramasser les cendres des suppliés pour aller les vendre par la suite. Ces cendres intéressaient notamment les blanchisseurs, qui les utilisaient comme ingrédient de production de leur eau de Javel…

 

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