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Visite Historique de Paris : 12 sites de la résistance et de la libération

Visite Historique de Paris : 12 sites de la résistance et de la libération

Alors que s’engage la bataille de Paris un peu plus de 2 mois après le débarquement allié en Normandie, les allemands disposent à Paris de 16.000 hommes et de 80 chars. A partir du 10 août, cheminots, métro, gendarmerie puis Police se mettent en grève.

Le 19 août au matin, 2000 policiers résistant s’emparent de l’Hôtel de Ville. Après une semaine de combats acharnés, le Général de Gaulle descend les Champs-Elysées le 26 Août 1944.

On estime que 130 hommes de la Deuxième Division Blindée, 532 résistants et 2800 civils furent tués durant la libération de Paris. De leur côté, les allemands perdirent 3200 hommes.

 

1. Métro Barbès : Premier attentat meurtrier contre l’occupant allemand.

Métro Barbès (18ème)

C’est le 21 août 1941, soit plus d’un an après le début de l’occupation et 2 mois après l’attaque de l’Allemagne nazie contre l’Union Soviétique qu’à lieu la première attaque de la résistance.

Alors que le militaire allemand Alfons Moser attendait sur la quai de la Station Barbès afin de se rendre dans un dépôt de Montrouge, le jeune militant communiste connu sous le nom de Colonel Fabien l’abat de 2 coups de feu dans le dos.

Pensant abattre un officier, Alfons Moser était en fait un simple auxiliaire d’intendance.

Depuis Londres, le général de Gaulle exprimera à la fois son désaccord tactique (car opposé à la technique de « guérilla », mais son soutien moral : « Il est absolument normal et absolument justifié que des Allemands soient tués par les Français. Si les Allemands ne voulaient pas recevoir la mort de nos mains, ils n’avaient qu’à rester chez eux […] Mais il y a une tactique à la guerre et la guerre doit être conduite par ceux qui en ont la charge »

 

 

2. La première réunion du CNR (1943)

48 rue du Four (6ème)

Alors que les mouvements de résistance sont extrêmements fragmentés, Jean Moulin, alors au service d’un Général de Gaulle qui cherche à asseoir son autorité, réussi à réunir le 27 mai 1943 au 48 Rue du Four à Paris les représentants de 6 partis politiques, 8 responsables de mouvements et 2 leaders syndicalistes.

Une autre plaque, située au 182 rue de Rivoli, rappelle 2 autres réunions clandestines du CNR en 1944, après la mort de Jean Moulin.

 

3. Les réunions du groupe résistant Libération Nord

27 Quai Voltaire (7ème)

C’est dans cet immeuble du 27 Quai Voltaire, également connu pour être le lieu de décès de Voltaire, que se réunissaient les membres du groupe résistant Libération-Nord, principalement formé de socialistes. Libération Nord sera l’un des 8 grands mouvements de résistance représentés à partir de 1943 au CNR.

 

4. Service Faux Papiers du Mouvement de la Résistance

25 Cité des Fleurs (17ème)

Arrêtés par la Gestapo le 18 mai 1944, les membres d’un service de faux papiers de la résistance sont déportés. La responsable Colette Heilbronner est elle abattue sur place.

 

5. L’entrée de la Police dans la résistance

48 rue Chapon (3ème)

Vous trouvez à hauteur du 48 de la rue Chapon une plaque rappelant la réunion du 14 août 1944 qui concrétisa l’entrée de la police dans la résistance. Le 15, la CGT appelait à la grève générale, et le 17, l’état major de la résistance appelait à la lute décisive.

 

6. Musée de la Libération de Paris

4 avenue du Colonel-Henry-Rol-Tanguy

Inauguré en 2019, vous trouverez au sous sol de son pavillon ouest l’abri dans lequel le colonel Rol-Tanguy installa son PC le 20 août 1944, au début de la bataille de Paris.

 

7. Les impacts de balles : Ecole des Mines

60 Boulevard Saint Michel (5ème)

Vous trouverez sur le Boulevard Saint Michel, à hauteur de l’école des Mines (au 60) de nombreux impacts de balles issues de la libération de Paris. Vous y trouverez également une plaque en l’honneur de Jean Montvallier-Boulogne, jeune FFI de 24 ans mort à cet emplacement, le 25 août 1944, quelques heures avant la fin de la bataille de Paris.

 

8. Les impacts de balles : Odéon

Théâtre de l’Odéon (6ème)

Le 23 août 1944, de violents affrontements ont lieu place de l’odéon, et de nombreux éclats de mitrailles à l’arrière du théâtre sont toujours présents, rappelant ainsi l’intensité des combats. Vous y trouverez également une plaque au nom de Jacques Guierre, jeune FFI de 20 ans tué dans les affrontements.

 

9. Impacts de balles : Hôtel Dieu & Préfecture de Police

L’île de la cité fut le théâtre d’intenses combats. Vous pourrez d’ailleurs constater les nombreux impacts de balles sur la préfecture de Police qui fut l’un des centres névralgiques de la bataille de Paris. 167 policiers seront tués. L’impact d’obus de l’hôtel dieu (au niveau de la rue d’Arcoles) est le plus impressionnant.

C’est également dans la préfecture de police que Von Choltitz, après avoir été amené depuis l’hôtel Meurice, signa l’acte de reddition, en présence du général Leclerc et de Rol Tanguy. Quand De Gaulle apprendra la présence de Rol Tanguy, il fera remarquer au général Leclerc qu’il n’avait rien à y faire.

 

10. L’inconnue du Boulevard Diderot

68 Boulevard Diderot (12ème)

Le 19 août 1944, un soldat allemand est abattu au niveau du 68 Boulevard Diderot. Les allemands investissent alors l’immeuble, et alors que les habitants de l’immeuble se réfugient sur les toits, une femme restée chez elle est abattue au deuxième étage.

 

10. La barricade du Square Viviani et l’ensemble des plaques dédiées aux FFI tombés dans tout Paris.

Alors que le 21 août, les FFI tiennent le square Viviani, une voiture allemande arborant le drapeau blanc se présente. Quand les résistants laissent la voiture s’approcher, les allemands font feux, tuant 8 résistants dont 3 toujours non identifiés.

Vous trouverez dans toute la ville de Paris des plaques mémorielles en hommage aux FFI tombés.

 

12. Les Champs-Elysées

Il s’agit sans aucun doute de la journée la plus emblématique de la libération. Le 26 Août, le Général de Gaulle descend les Champs-Elysées jusqu’à la Cathédrale Notre-Dame. La veille, le général avait prononcé depuis l’hôtel de ville sa célèbre citation : « Paris outragé, […] Paris martyrisé mais Paris libéré »

 

Pour d’autres visites à thèmes de la capitale:

8 visites historiques de la capitale: Sites du Paris glauque, coquin, disparu…

 

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